Déracinés par les traîtres



Remparts d’acier, mesurant sans pestif l’incommensurable du néant.

 

Jamais mais pourtant, alors mais ainsi, souffrir pour guérir.

 

Appelle-moi par mon nom, forêt primordiale,

et détruis ceux qui ne souhaitent qu’une collection de lingots,

marbrés par ton âge vénérable, parent boréal.

 

Que la danse de tes feuilles chantent pour les morts,

Jamais nous n’avons connu, jamais nous n’aurons né,

Car jamais nous ne t’avons absolue,

de cette tragédie qu’est ton sort.

 

Jamais nous ne poursuivrons la lumière de notre destinée,

car jamais nous ne ferons ce qui doit être succès.

Dans un monde où la pureté est abominable,

les pédants nous ont défaits.

 

Et les yeux d’hivers ne font jamais que se forcer à flétrir.


2019-04-05 05:52:20
Renaud Olivier Chouinard