Quatrième poême de mi-janvier



Nous nous reposons au sein de ce jardin floral;

Empêtrés dans les parfums de nos effusions;

Ayant fait notre lit sur ces fleurs blanches;

Je désire chanter ma passion, avec les oiseaux te donner chorale;

Avec mon rythme posséder tes hanches, imprimer notre fusion;

Toi qui ne désires que de soulager mes avalanches;

 

Te donner la charge de nommer mes enfants;

Voilà ce que je m’efforce d’empêcher, nymphe mystique;

Je suis en grand danger, celui de trop aimer mes pansements;

Car mon peuple m’appelle en dehors de nos désires romantiques;

Tu ne l’entends pas crier, muet par terreur, torpeur, trahison;

Je ne rêve que de chandelles à la vanille;

Je ne dois que construire les murs de mon île;

Le hameau des lutteurs, bagarreurs, entrepreneurs qui survivront;

 

Ceux qui ne manquent aucun combat;

Ceux qui ont donné leurs images à afficher;

Ceux qui hurlent dans les visages toutes ces vérités sans débats;

Ceux qui ont tout perdu par amour, un amour qui ne comprend pas la femme;

N’as-tu pas la mémoire de ce qui s’est produit avec ton propre peuple?

Tes propres terres, tes propres cieux, tes propres routes, es-tu aveugle?

Toi avant toute autre devrait prendre grande urgence de tes dangers!

 

Aujourd’hui, je dois transcender mes sentiments mes passions;

Ce n’est ni le temps ni l’amour, c’est le sang qui forme la quatrième dimension.

Tes délices devront ne jamais m’assouvir;

Je n’existe que pour souffrir.

 

Je ne dis pas adieux, car il existera toujours l’espace en nos âmes pour contempler, partager une destiné plus heureuse. Je posséderai toujours ton arôme dans une main caressante.


2019-04-05 05:41:41
Renaud Olivier Chouinard