Deuxième poême de mi-janvier



J’aimerais bien croire, infini, que tu ne désires que la perte du pathétique, la mort du détour;

Mais je te contemple, ton corps de rondeurs ne manquant aucun festin, ton regard de givre;

Et j’aperçois la lueur de tous les vices qui s’exercent tels des poignards dans mon vivre;

Je te connais trop bien, pour avoir trop dancé, nous n’échappons plus à l’étreinte de l’amour;

Tu meurs sans jamais quitter la nuit, dans mes ténèbres je me réfugie, parfois, jamais, n’en disons pas plus;

 

Je te rappelle à moi, sans jamais croire que nul autre ne se laisse bercer par ta brise;

Et nous traduisons les mouvements que nous connaissons sans doute d’expérience,

Mais transcendant absolument toutes nos perceptions éphémères, car ce manège de jouvence;

c’est à cela que s’exerce notre patrimoine, alors que nous nous embrassons, allons, donnons leur la bise;

c’est ton oncle, c’est ton père, c’est ton aïeul qui posent leurs lèvres poussiéreuses sur les miennes;

Et nos filles, petites filles, toutes mes filles, qui te font jouir ainsi, te fécondent, toi qui es mienne;

 

Je te rappelle à moi, fertile confusion, pour que tu puisses oublier toutes ces choses que tu as apprises;

Elles ne sont plus de mise;

Pleur pour la liberté que tu exiges avec grande clameur;

Satisfais ton humeur;

Mais tu ne possèdes qu’une destiné, femme, celle de porter en ton sein plus d’enfants que tu ne le souhaites.

 

Dansons.


2019-04-05 05:40:56
Renaud Olivier Chouinard