Le Fragment repoussant



Le fragment repoussant

 

Jamais mais puissant,

Fallait-il insipide sans jugement,

Mais enfant l’en guère sans vert,

Alors et toujours, suivant mais troublant,

Fallait-il se décupler de sa peur,

Pour pénétrer les jours pervers?

Jamais et alors précédent revers tremblant,

Je ne voulais que la posséder,

Mais elle ne voulait que larmes d’eau claire.

 

L’ouvrir aurait tremblé ainsi vestigial,

Universel sans gloire, mais fragile frêne,

Que ne fallait-il pas être moins sauvagement pénétrant dans la haine!

Morbide sans ailes de violence, uniquement le souffle d’une larme matrimoniale!

Que se passe-t-il ni reine ni larme d’or, que gangrène?

Jamais l’abysse ne creuse le cordial familial?

 

À travers les dunes se jettent un dromadaire,

Assoiffé pour le sang d’une vision,

À son flanc les fuites et les ombres,

Qui vibrent et vibrent sans matière,

Union sans chair et désespoir de violence gémissante,

Sans destin se levant les noirs effusions

Pour jamais plus que briser sans la tendresse oppressante

 

Les peuples du désert, sans compas,

Ont compris la soumission de la femme,

Je ne voulais que la posséder, celle que j’âme,

Mais elle ne me voulais pas.

 

Le fragment repoussant


2018-09-04 02:13:30
Renaud Olivier Chouinard